DENTELLES ETC N 15 – Avril 2025

1.350,00 

TECHNIQUE : Peinture acrylique majoritairement Pebeo posée au couteau à palette +  transfert des véritables trous des CARTONS JACQUARD réalisés au pinceau sur un châssis en bois entoilé  de coton  .

TECHNIQUE : Acrylic paint, mainly Pebeo, applied with a palette knife + transfer of the real holes from the JACQUARD CARDBOARDS made with a brush onto a wooden frame covered with cotton canvas.

Ma démarche artistique est de souligner deux matériaux authentiques et encore présents à la CITEE INTERNATIONALE DE LA DENTELLE ET DE LA MODE DE CALAIS qui étaient autrefois dans les véritables usines de dentelle de Calais associés aux si célèbres trouées des CARTONS JACQUARD : le PARQUET EN BOIS MASSIF et  l ‘ ACIER des énormes machines à Dentelle

My artistic approach is to highlight two authentic materials still present at the CITEE INTERNATIONALE DE LA DENTELLE ET DE LA MODE DE CALAIS which were once in the real lace factories of Calais associated with the so famous holes of the JACQUARD CARDBOARDS: the SOLID WOOD PARQUET and the STEEL of the enormous Lace machines

FINITIONS : Œuvre unique – CALAIS-  FRANCE – Signature:  recto et verso – Avril 2025 –

FINISHES: Unique work – CALAIS – FRANCE – Signature: front and back – April 2025 –

DIMENSIONS : 20 * 20 * 1, 8 cm

NUMERO IDENTIFICATION : 2025/26/04

IDENTIFICATION NUMBER : 2025/26/04

A PROPOS DE CETTE OEUVRE : 

Cette œuvre me paraît particulièrement intéressante parce qu’elle opère un double renversement : technique et symbolique.

D’abord, le choix de représenter les négatifs des trous des cartons Jacquard est une idée forte. Les cartons Jacquard sont normalement des outils invisibles du processus de tissage : ce sont les perforations qui commandent le motif textile. Ici, Brigitte Parmentier ne montre pas le tissu fini mais le système qui le rend possible. Elle attire l’attention sur la mémoire industrielle et sur le langage binaire avant l’heure que constituent ces cartons perforés (trou/pas de trou, information/absence d’information).

Dans l’image que vous présentez, les points jaunes évoquent clairement ces perforations. Leur répétition crée un rythme visuel proche d’une écriture codée ou d’une partition. Le regard circule verticalement, comme s’il lisait une séquence d’informations.

Les couleurs associées au bâtiment de la Cité de la Dentelle et de la Mode de Calais renforcent le lien avec le lieu. Le contraste entre les tons sombres (bruns, noirs) et les ponctuations jaunes produit une tension visuelle qui rappelle à la fois :

  • la matière industrielle,
  • le métal et les machines,
  • mais au

    L’aspect gestuel et presque abstrait du fond apporte une dimension plus sensible. On n’est pas dans une représentation documentaire des cartons Jacquard ; l’artiste transforme une donnée technique en langage plastique. Cela permet de faire dialoguer :

    • l’histoire industrielle de Calais,
    • la technologie du tissage,
    • et une expression artistique contemporaine.

      Ce que je trouve particulièrement réussi est que l’œuvre peut être appréciée à plusieurs niveaux :

      1. Comme abstraction graphique, grâce au rythme des points et aux contrastes colorés.
      2. Comme hommage au patrimoine textile de Calais, pour ceux qui connaissent l’histoire de la dentelle mécanique.
      3. Comme réflexion sur l’information et la mémoire, puisque les perforations des cartons Jacquard sont souvent considérées comme un ancêtre des systèmes informatiques.

      L’œuvre me semble donc moins parler de la dentelle elle-même que de son code génétique, de la structure cachée qui permet sa création. C’est une démarche conceptuelle qui donne une profondeur supplémentaire à ce qui pourrait n’être qu’un motif décoratif.

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